Les Climats ont été inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité le 4 juillet 2015, à l'issue d'une candidature initiée en 2006. Cette inscription représente la reconnaissance d’un territoire unique au monde, un héritage culturel vieux de 2000 ans !

L'inscription des Climats de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’humanité met en lumière les Côtes de Beaune et de Nuits, qui s’étirent sur soixante kilomètres, le long d’une grande faille géologique, ainsi que les villes de Dijon et Beaune.
Modèle mondial de viticulture de terroir, ce territoire a bâti sa renommée millénaire sur une mosaïque de Climats. Œuvres conjuguées de l’homme et de la nature, ce sont plus de 1 000 parcelles différentes, précisément délimitées et hiérarchisées, qui s’articulent autour des villages viticoles.
Cette reconnaissance exprime la volonté de préservation et de valorisation de ce paysage culturel unique, émaillé de noms originaux et évocateurs. Elle s’inscrit dans une perspective historique et géographique, qui dépasse le seul territoire viticole :
La candidature des Climats à l'Unesco a été soutenue par le Conseil Régional de Bourgogne, le Conseil Général de la Côte d’Or, les villes de Dijon et de Beaune, le Grand Dijon, la Communauté d’agglomération de Beaune Côte et Sud, Communauté de communes du Pays de Nuits, Communauté de communes de Gevrey-Chambertin, Communauté d’agglomération entre Monts et Vignes, CAVB, FNEB, CCI et la Préfecture de Bourgogne, sans oublier le Bureau Interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
La typicité des Climats, leur place dans la hiérarchie des Premiers et Grands Crus, la culture et l’histoire de la Bourgogne viticole confèrent à ce territoire une Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE). Leur simple altération représenterait une perte majeure pour l’humanité.
Ce critère clé est le dénominateur commun des lieux classés par l’Unesco, comme les pyramides d’Egypte, le Taj Mahal, le Mont-Saint-Michel ou la Basilique de Vézelay. Un site reconnu pour sa VUE transcende les frontières et présente un caractère inestimable pour les générations actuelles et futures.

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En Bourgogne, la filière viticole ne produit pas seulement des vins prestigieux. Elle tire le meilleur d’un « territoire mosaïque » et entretient le paysage historique des Climats.
Cette démarche de pérennisation est intrinsèquement liée à l'inscription des Climats à l'Unesco. Elle s’inscrit dans un ensemble cohérent d’actions de gestion du patrimoine bourguignon :
Depuis octobre 2013, un nouvel organe décisionnaire est en place : la Conférence territoriale. Réunissant les politiques, professionnels et associations du territoire, elle mettra en œuvre, de manière concertée, les engagements pris par la Charte territoriale, signée le 8 avril 2011. Elle validera également un plan d’action annuel et un montage budgétaire associé.
La co-présidence réunit les maires des villes de Dijon et Beaune et un représentant des professionnels du vignoble de Bourgogne. Une situation inédite, incarnant justement la double identité viti-culturelle du site.
Quatre commissions sont chargées de travailler sur les thématiques d’avenir identifiées : urbanisme et architecture, paysage et environnement, développement local et économie, médiation et tourisme.
En outre, l'inscription au Patrimoine mondial de l’humanité offre des opportunités de développement à toute la Bourgogne. Remettant en lumière la typicité incomparable du Terroir bourguignon, il permet non seulement de renforcer la renommée de la filière viticole régionale, mais aussi de mener le territoire vers l’avenir à travers des activités comme l’œnotourisme.
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L’Association pour l’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco a assuré l’instruction de la candidature de 2006 à 2015, sous la présidence d’Aubert de Villaine, viticulteur en Côte de Nuits. Pendant toutes ces années, elle a fédéré tous les acteurs du territoire et les amoureux de la Bourgogne viticole autour du projet :