Le vin de Bourgogne naît d'abord d'un terroirLorsque les appellations d'origine contrôlées ont été instituées durant les années 1930, chaque vignoble français a choisi un point d'appui : la propriété, l'entité foncière à Bordeaux ; la marque en Champagne ; le cépage en Alsace ; le terroir en Bourgogne. La référence majeure n'est pas ici le domaine, la marque ou le cépage mais le terroir qui, depuis l'origine du vin de Bourgogne, donne à chaque cru son identité historique, réelle et durable.Ce qu'on appelle le climat : un quartier de terre strictement délimité, reconnu pour ses qualités, portant son nom depuis des siècles et comportant un ou plusieurs lieux-dits. Chaque climat produit son propre vin d'appellation, parfois en monopole mais souvent partagé par plusieurs domaines. C'est l'idée même du terroir, le lien le plus direct et le plus sincère entre la vigne et le vin. Cela explique le nombre élevé des A.O.C. bourguignonnes (une centaine), dès lors qu'elles expriment de vraies et fortes personnalités. Les amateurs le savent bien. Ils prennent plaisir à les connaître, à les reconnaître. Le terroir réunit de nombreux facteurs climatiques : l'exposition au soleil et aux vents, la sensibilité au gel, ou encore les effets de la conduite de la vigne, etc. Le sol et le sous-sol en constituent le socle. Celui-ci doit beaucoup à la géologie, mais aussi à des phénomènes comme l'érosion. De l'Auxerrois au Mâconnais, le vignoble de la Bourgogne s'étend sur trois départements (Yonne, Côte-d'Or et Saône-et-Loire) et plusieurs centaines de kms. Les nuances sont donc nombreuses, expliquant le caractère des crus, l'aptitude des cépages à s'y plaire. Mais toujours au sein d'une même unité : l'âme bourguignonne. |
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